Enfin, je pourrais conclure ce long développement sur l’Helva d’Ann Mac Caffrey, en vous rapportant que, dans la nouvelle éponyme, le code qui lui est attribué est XH-834. Et alors, me diriez-vous ? Oh, juste trois fois rien... Il se trouve simplement qu’en numérotation grecque (les Grecs ne connaissaient pas les chiffres arabes), 834 s’écrirait avec les lettres Oméga (valant 800), Lambda (30) et Delta (4). Et le fait très amusant est que, sauf erreur, les serveurs se débloquent en trois groupes : d’abord delta et thêta, puis lambda et sigma, et enfin oméga.
S’agit-il d’une simple coïncidence ? Là, je vais en étonner certains : je pense qu’il ne s’agit, en effet, que d’une coïncidence. Mais ce genre de collision est trop savoureuse pour que je ne la rapporte pas. Cependant, rien non plus ne permet d’affirmer qu’il ne s’agit que d’une coïncidence. Qui sait ?
Et maintenant, si vous n’avez pas abandonné la lecture en cours de route, victime d’une migraine foudroyante, je m’en voudrais de ne point vous rapporter un dernier élément en faveur d’Helva :
Mes recherches m’ont en effet appris que ce nom est assez répandu en Allemagne. Rien d’étonnant à cela, si l’on songe qu’en vieux germanique (langue ancêtre de l’allemand moderne) helva signifie « brume ».
Un nom qui, de fait, n’est pas sans évoquer un certain Ring des Nibelung (l’Anneau du Nibelung, tétralogie d’opéra de Wagner tirée d’une vieille légende germanique). Lequel Nibelung est en fait « le fils des brumes ». Et Helva, par ailleurs, un mot apparenté à hell, qui signifie « enfer » en anglais (l’anglais et l’allemand étant langues cousines). Or, Helba-Helva n’est-elle pas la « Reine des Ténèbres » ?
Quoi qu’il en soit, si l’on excepte cette série d’indices plus que probants, je n’ai aucune autre preuve que le nom du site hack.channel, de ce que j’avance. Je croyais que le nom avait d’abord été Helva, avant d’être retiré à cause d’un litige avec Ann Mac Caffrey (au vu de la tenue d’Helba, et sachant que Mac Caffrey est considérée comme une féministe, cela se serait compris...), qui aurait découvert l’existence de cette Helva via l’E3 2003, car des tee-shirts Helba y furent distribués. Mais, le nom rapporté sur le site de la CC2 est bien « Helba », la photo en témoigne.

De plus, j’ai découvert, après coup, que les Japonais avaient inventé un caractère pour retranscrire le -v- européen. Il est, par exemple, utilisé dans Neon Genesis Evangelion, mais aussi sur le site hack.channel lui-même pour transcrire l’anglais « wave master » (ce nom n’étant pas écrit en japonais, mais en anglais phonétique). De ce fait, Helva semblerait bien être une erreur. Sauf que, l’on pourrait voir les choses à l’envers : si les Japonais disposent d’une lettre pour le -v-, et ce que cette lettre se trouve sur la page même d’Helva, s’agit-il vraiment d’une erreur ? En effet, puisqu’ils disposent d’un kana pour le -v-, ils n’ont plus l’excuse de confondre -ba et -va. Surtout lorsque c’est, probablement, le même graphiste qui s’est chargé à la fois de « Helva » et de « wave master » (tous deux sont des images-titres). Surtout lorsque, nulle part ailleurs, une telle erreur n’a été reproduite. Certes, il y a Olca, Clim et Balmunk, mais ce n’est pas du même ordre...
Mais, ainsi que le dit le proverbe : « errare humanum est ». Les erreurs sont toujours possibles...
Voilà, si vous n’aviez pas de migraine, maintenant c’est fait.
Toujours est-il donc que je laisse chacun se forger sa propre opinion. Et que, faute d’un aveu des créateurs de .Hack, nous n’aurons probablement jamais la réponse.
Helba-Helva, un nom qui demeurera dans les brumes du mystère d’une déesse qui ne s’apprivoise pas...